Pouet épinglé

Si je n'accepte pas votre demande d'abonnement, ça n'est pas contre vous, ne le prenez pas mal.

(Ă©ventuellement, faites-moi un message pour expliquer que je me trompe)

Livraison incomplĂšte de courses au pays de la chocolatine :

"Le livreur va repasser avec les produits manquant, désolé pour ça, il s'est mélangé les poches !"

#langue #culture #SudOuest

#jechercheunjob #jeproposeunjob

J'ai dit y'a qques jours que je suis promu chef de mon service.

Du coup pour augmenter la qualité de service, je cherche à faire grossir mon équipe.

Je suis à La Roche Sur Yon, et on cherche au moins un‱e tech hotline.

Pas forcément un ubergeek, on a eu dans le passé des profils secrétariat avec qui ca s'est bien passé.

Et j'assure la formation moi meme.

CDI à la clé, pas d'intérim, pas de CDD qui s'enchaßnent.

Faites tourner.

« Ï„ÎŻ ጐστÎčÎœ ᜃ ÎŒÎŻÎ±Îœ áŒ”Ï‡ÎżÎœ φωΜᜎΜ Ï„Î”Ï„ÏÎŹÏ€ÎżÏ…Îœ Îșα᜶ ÎŽÎŻÏ€ÎżÏ…Îœ Îșα᜶ Ï„ÏÎŻÏ€ÎżÏ…Îœ ÎłÎŻÎœÎ”Ï„Î±Îč »

«quel ĂȘtre, pourvu d'une seule voix, a d'abord quatre jambes le matin, puis deux jambes le midi, et trois jambes le soir ?»

Je vais créer une asso : L'oreille est hardie. Parce que bon, chacun ses goûts musicaux, mais endurer de la musique que tu supportes pas avec un son pourri, c'est trop. Du coup l'asso sauvera les oreilles en distribuant des enceintes pas trop dégueu.

Bon, je garde la crépiÚre mais je vais plutÎt faire des röstis. Hop.

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Si quelqu'un se reconnaßt sur cette photo désolé c'est indépendant de toute coincidence.

De battre mon cerveau s’est arrĂȘtĂ© - youtu.be/XkEi9trZka4

Questionnements et Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse sur l'illusion de sortir de son corps, sur la conscience d'ĂȘtre dans son corps (je formule super mal, mais pas homo fabulous).

-of-body_illusion

Allez allez allons
Ă  chaque coup de pioche
Prends la force c’est fastoche

FRENCH 26

25 cl de gin infusé à l'abricot (un abricot bien mûr, 24h)
jus de 2 citrons
5 cl de liqueur de chataigne
trait de sirop de sucre
thym-citronnelle
deux bacs de glaçons
une bonne grosse tombée d'eau pétillante

le punch de la colline

bimodal du jour : un matelas gonflable à mémoire de forme plus confortable que mon matelas habituel :)

L'amendement autorisant le gouvernement à prendre par ordonnances toute mesure de nature législative pour transposer la directive droit d'auteur a été adopté au Sénat senat.fr/amendements/2019-2020 #DDADUE

VoilĂ  un thread qui explique clairement ce que l'on vit tous les jours (ou toutes les nuits en ce qui me concerne) en coordination des urgences : Source : https://twitter.com/JulieOudet/status/1280810917870133248 Ci dessous le texte du thread. 

Marisol Touraine en a rĂȘvĂ©, le #Covid_19 l’a fait !
Mesdames & messieurs : le virage ambulatoire.
[a thread]
#OnVaTousMourir #SurtoutLesPatients #SyndromePostGarde

C’est quoi le concept du « virage ambulatoire Â» ?
Bah au lieu d’ĂȘtre hospitalisĂ©s, on va renvoyer les malades chez eux encore plus tĂŽt que plus tĂŽt, comme ça on Ă©conomise le salaire du personnel hospitalier et on enchaine les « actes Â» Ă  l’hosto.

Ça fait belle lurette que des gouvernances comptables successives trouvent l’idĂ©e gĂ©niale, d’autant plus que pour fabriquer des pneus ou des yaourts, on sait depuis Taylor que le travail Ă  la chaĂźne c’est bien plus rentable.

Un des Ă©lĂ©ments clĂ©s de ce virage est la fermeture de lits d’hospitalisation dite « traditionnelle Â».

Le discours resservi face Ă  toute forme de protestation des soignants quant Ă  l’absurditĂ© du concept est le mĂȘme : « oui mais dans de nombreux pays y’a moins de lits d’hospit par habitant, et ça marche Â». #RemetsTaBlouseEtTaisToi

Or le #Covid_19, les mesures d’isolement protectrices des patients (oui, mĂȘme celui qui s’est cassĂ© le col du fĂ©mur) ont de façon comprĂ©hensible poussĂ© Ă  la transformation de toutes les chambres doubles dans les structures hospitaliĂšres publiques et privĂ©es en chambres simples.

RĂ©duisant d’un tiers la capacitĂ© d’hospitalisation.
Ce qui est Ă©norme.
Ce qui met en tension l’intĂ©gralitĂ© du systĂšme de santĂ©, par effet domino.
Pressurisant l’ensemble de ses acteurs.
Et ça, il est possible que ça ne soit pas pour déplaire à ceux qui jouent aux marionnettes

Prenons des exemples :
Un patient fait une pĂ©ritonite. Faut l’opĂ©rer, puis le surveiller de prĂšs, ajuster tout un tas de traitements, faire les pansements de sa cicatrice chirurgicale, etc. Ça prend plusieurs jours.

Un autre fait un infarctus. En urgence les cardios dĂ©bouchent son artĂšre coronaire. Aux soins intensifs il est stabilisĂ© aprĂšs cet Ă©pisode aigu, si son rythme cardiaque s’affole cela est traitĂ©...

Un patient ĂągĂ© chute, se casse le col du fĂ©mur. Les chirurgiens vont l’opĂ©rer, placer une prothĂšse, on va prendre soin de le refaire marcher avec de la kinĂ©sithĂ©rapie tandis qu’on va traiter les complications inhĂ©rentes.
En hospitalisation. Le temps qu’il faut pour cela.

Oui mais voilĂ . Y’a plein de patients aux urgences qui ont besoin des mĂȘmes soins, faut les hospitaliser, y’a pas de place.
Les mĂ©decins urgentistes et spĂ©cialistes concernĂ©s alertent les directeurs de garde, alertent l’ARS, c’est plus un hĂŽpital c’est Sarajevo en pleine guerre.

Les mĂ©decins ne peuvent pas fabriquer des places d’hospit au pied levĂ© au beau milieu de la nuit avec 3 parpaings et un peu de ciment. Et non. #LaMauvaiseVolontĂ©LesPleurnichagesToutÇa

Traditionnellement la rĂ©ponse qui leur est faite est alors : « oui, je sais. Faites au mieux Â».
Mais au mieux de quoi, bordel ?
Nous sommes médecins, pas magiciens.

Les plus audacieux poussent jusqu’à suggĂ©rer d’ouvrir des lits d’hospitalisation de jour, donc normalement pas dĂ©diĂ©s Ă  de l’hospit 24h/24, mais vous comprenez faut du personnel pour les armer et du personnel on en a pas et puis ça coĂ»te cher.
#EtLaHonteElleCouteCombien

Alors on fait comment ? Deux choses totalement absurdes.
1) L’hĂ©bergement de patients dans des unitĂ©s diffĂ©rentes de celles dont relĂšve leur pathologie. C’est de l’entraide entre soignants, mais c’est un dawa sans nom dĂšs lors que ça devient pluriquotidien.

On met les Ă©quipes soignantes en difficultĂ©. Oui un diplĂŽme d’infirmier c’est polyvalent, m’enfin quand on est IDE en uro depuis 20 ans, autant on peut sonder le patient insondable d’une seule main, autant le post-op d’une dissection aortique, c’est pas de la zone de confort.

Et le toubib qui suit le patient, et qui dĂ©jĂ  est assurĂ© de ne jamais faire de phlĂ©bite mais plutĂŽt des ampoules tellement il court partout, ben il doit aller voir ses patients hĂ©bergĂ©s au 4 coins de l’hĂŽpital en plus.

2) Le retour Ă  domicile.
Un patient est aux urgences, mériterait en soi une hospitalisation pour surveillance, mais pas de place => retour maison.
Celui opĂ©rĂ© de sa pĂ©ritonite ou son col du fĂ©mur etc... au lieu de sortir au bout de n jours, dĂšs qu’il est vaguement stable => out

Ce qui repousse la responsabilité de la surveillance sur les médecins traitants, avec des malades de plus en plus précaires sur le plan médical, et de plus en plus nombreux.
Or est-ce que les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes Ă©taient en train de se pignoler et n’avaient que ça Ă  gĂ©rer ? Non

Magie de la bureaucratie aveugle, cela pousse tous ces acteurs de santĂ© Ă©puisĂ©s et leurs patients Ă  s’en vouloir les uns aux autres.
Alors qu’ils ne sont pas responsables de la situation.
Oui mais c’est humain, quand on est sous une extrĂȘme pression.

Les gĂ©nĂ©ralistes en veulent aux urgentistes de renvoyer Ă  la maison des patients y compris trĂšs ĂągĂ©s, quelle que soit l’heure. N’en peuvent plus de devoir gĂ©rer le post-op prĂ©coce d’absolument tout et n’importe quoi, dans des proportions industrielles avec des moyens artisanaux.

Les urgentistes en veulent aux mĂ©decins de leur adresser des patients, en veulent aux spĂ©cialistes de ne pas avoir de place d’hospitalisation pour les malades qui jonchent les urgences.
Les spĂ© en veulent aux urgentistes de les solliciter pour des places qu’ils n’ont pas.

Pire. Tous ces soignants, quand ils en arrivent au burn-out, en sont parfois jusqu’à en vouloir irrationnellement aux malades d’ĂȘtre malades.
À force d’ĂȘtres contraints de faire ce qu’ils savent ĂȘtre de la merde, si loin de leurs idĂ©aux.
C’est le stade qui prĂ©cĂšde le suicide.

Rappelons que les médecins sont parmi les professions qui se suicident le plus, en France.
#OnSeDemandePourquoi #LePlusBeauMĂ©tierDuMonde

Certains patients & leurs proches en veulent aux médecins.
De ne pas les garder à l’hîpital. De ne pas les y envoyer. De ne pas avoir plus de temps.
Nous vous comprenons. Nous faisons ce mĂ©tier pour vous. Mais nous ne sommes pas divins. #ÀLImpossibleNulNestTenu

À mon humble avis, ce virage ambulatoire prĂ©vu et accĂ©lĂ©rĂ© par la crise, constitue en soi la 3e rĂ©forme la plus efficace pour tuer le systĂšme de soins dans son ensemble.
Complétant astucieusement les 2 premiÚres.

Souvenons nous.
Un beau jour, de grands comptables ont eu le gĂ©nie suivant : « mĂ©decins = prescriptions = dĂ©penses. - de mĂ©decins => - de dĂ©penses Â» instaurant un numerus clausus drastique auquel nous devons l’existence des dĂ©serts mĂ©dicaux. #LeVirageAmbulatoireSansAmbulatoire

La gĂ©nĂ©ration suivante, ayant Ă  cƓur de poursuivre ce travail de sape, a inventĂ© la tarification Ă  l’activitĂ©.
Prendre soin c’est nul, il faut consommer de l’acte, les enfants. #CapitalismeMonAmour

Formidable, la T2A.
L’hĂŽpital depuis des siĂšcles se tourne vers les malades pauvres et ĂągĂ©s.
Fini.
Sont pas rentables.
Trop de soins humains chronophages qui ne sont pas facturés.
L’admission de ces patients devient financiĂšrement dĂ©lĂ©tĂšre pour les services. TrĂšs dĂ©lĂ©tĂšre.

Créant une austracisation de ces patients pour les structures.
Le patient ĂągĂ©, hospitalisĂ©, coĂ»te du blĂ© Ă  un service qui n’en a pas suffisamment pour payer les Ă©quipements et personnels nĂ©cessaires Ă  son fonctionnement normal.
Soigner à perte quand on ne peut déjà pas soigner.

Et tout ça, bien sûr on le reproche aux soignants.
Oui c’est une abomination.
Non ce n’est pas la faute des acteurs du systeme de santĂ©. Ceux que vous applaudissiez il y a encore quelques semaines et qui crient leur desarroi depuis des annĂ©es.

Ils ne crient pas tant, ces jours ci.
Pas parce que la situation s’amĂ©liore.
Elle empire dramatiquement, à une vitesse désormais folle.
Ils sont Ă  bout de force.
Nous sommes Ă  bout de force.

DĂ©solĂ©e pour la longueur du thread. C’est une sorte de chant du cygne.
J’en peux plus de cet effondrement.

Post-scriptum : je vous ai dit que tout ça, on y faisait face en sous effectifs ? Ben voilà.
C’est que du bonheur.
Aller dans le mur, Ă  pleine vitesse, et en manque de moyens.
Peut ĂȘtre faut il changer les choses, et vite. #UneIdĂ©eEnPassant

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