Se replonger dans sa thèse 4 ans plus tard, et retomber sur les citations en préambule... Ca fait tout drôle !

En plein dans Le livre écorné de ma vie de Lucius Shepard. Une novella au titre programmatique, à l'ambiance poisseuse. Au fil des pages, on sent un soleil de plomb nous irradier. C'est la deuxième fois que je lis Shepard - j'avais lu le Dragon Griaule -, et je ne peux que plussoyer les multiples éloges qui lui sont adressées sur internet. L'écriture est dense, les personnages intenses, c'est Apocalypse Now avec des gros morceaux de fantastique qui tâche. Très recommandable !

Je viens de voir cette couverture sur le site de la Volte. J'ai hâte !

J'ai commencé hier Mécaniques Sauvages de Daylon. Je ne peux le recommander (), non seulement pour l'univers, fascinant, presque fascisant (par la lorgnette du libéralisme), mais aussi pour ce style en pointillés, qui me rappelle parfois Point du jour de @Leo_Henry. En plus, c'est validé par la street charybde2.wordpress.com/2021/0, donc pourquoi se priver ?

Swarx boosted

travail précaire, opacité des rapports employé.e.s / patrons, harcèlement, harcèlement sexuel, menaces & boy's club : bienvenue dans l'édition française

actualitte.com/article/100126/

Le bouquin se conclue sur une analyse de l'oeuvre d'Ito via le prisme de la critique du capitalisme. Ceci peut paraître tiré par les cheveux, mais cette lecture me semble pour autant pertinente : la Spirale, en quelque sorte, attire puis punit ceux qui se laissent envoûter par ses traits. Je serais curieux également de voir davantage de liens avec Lovecraft, que je connais assez peu, mais il me semble que la cosmogonie d'Ito est liée à celle du maître de Providence. Bref, c'est excellent !

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En plein dans Spirale de Junji Ito. C'est ma première excursion sur les territoires de l'horreur japonaise, et je ne suis pas déçu. Au-delà du dessin, impeccable de terreur, ce qui me fascine, c'est la structure narrative, basée sur un empilement d'histoires, de nouvelles, liées par une poignée de protagonistes et, bien sûr, la Spirale du titre. Depuis Yirminadingrad, c'est une structure que j'adore, car elle permet d'aborder énormément de thèmes et de tons sans jamais perdre en cohérence.

Toujours dans Misery. C'est un bouquin formidable. Bien sûr, il y a les personnages, qui parviennent à vivre par-delà le papier. Rien d'étonnant compte tenu de l'auteur. Non, ce qui me paraît impressionnant, c'est l'intrigue, qui s'appuie sur quelques éléments seulement. Le moindre objet, souvenir est utilisé pour nourrir une histoire qui s'avère de plus en plus riche. Et ceci est soutenu par un style qui n'hésite pas à explorer différents niveaux de langage. Chédeuvre.

En revanche, j'ai commencé Misery de Stephen King. J'ai toujours trouvé les traductions de King un peu cheloues (quelques livres mis à part), et ce livre ne manque pas de souffrir de quelques passages maladroits, qui ne doivent pas être présents dans la VO - je n'ai pas vérifié. Cela dit, le souffle Kingien est bel et bien là. J'aime sa construction de personnages, ses intrigues "simples" mais pas simplistes, ses digressions délicieuses. C'est toujours un plaisir de le lire en somme !

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j'ai abandonné pour un temps le troisième tome de Terra Incognita d'Ada Palmer. Je comprends qu'elle veuille faire référence à Thomas Hobbes, mais de là à le faire apparaître comme protagoniste de l'histoire... Je crois qu'on tient là la définition du gros sabot ! Restent quelques morceaux de bravoure, quelques vertiges, mais j'ai préféré définitivement les tomes précédents.

Assez drôle de constater qu'un des ouvrages de Grothendieck s'appelle La Clef des songes, homonyme donc d'un jdr qui ne saurait tarder à débarquer dans ma boîte aux lettres incessamment sous peu.

"C’est dans cet acte de "passer outre", d’être soi-même en somme et non pas simplement l’expression des consensus qui font loi, de ne pas rester enfermé à l’intérieur du cercle impératif qu’ils nous fixent - c’est avant tout dans cet acte solitaire que se trouve "la création". Tout le reste vient par surcroît."

Alexandre Grothendieck, Récoltes et semailles. Ce texte parle de sa redécouverte d'un résultat de Lebesgue. Personne n'était impressionné à l'époque : le résultat avait déjà été obtenu.

Sinon j'ai joué à Stories untold hier. Un jeu d'horreur textuel, à la narration bizarroïde. Je ne l'ai pas fini, je le déguste petit à petit.

C'est une sorte d'anthologie d'histoires d'horreur. Quand bien même on retrouve certains ressorts classiques - que je ne dévoilerai pas, divulgâchage toussa toussa -, je trouve que la narration vidéo ludique épouse parfaitement le fond de ces histoires.

Si vous avez d'autres jeux en tête dans ce genre, je suis preneur (préférablement sur Switch...) !

Les nouvelles de Larson ne cessent de me hanter. J'ai relu la dernière du recueil hier soir, très tard. J'avais les larmes aux yeux et des frissons, et rares sont les histoires à m'avoir provoqué de tels sentiments.

La Fabrique des lendemains compte réellement parmi mes plus grosses claques littéraires de 2020, avec Les Détectives sauvages, Les Dépossédés, et Le Plongeur. Faire un top 2020 en février 2021, c'est presque punk.

Comme on ne se refait pas, j'ai aussi commencé La Volonté de se battre d'Ada Palmer. Je n'avais pas lu de trilogie/tétralogie depuis longtemps - Le cycle du Démiurge de Berthelot mis à part. Ce qui me plaît chez Palmer, c'est d'abord son style puissant, mais aussi sa manière d'amener sur fond d'une intrigue trépidante une discussion sur ce qu'est une démocratie. Je n'en dirai pas plus, parce que je n'ai lu que deux chapitres, mais c'est un vrai kiff de revenir dans cet univers !

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Je le fais rarement, mais la densité de Vélum me l'a un peu imposé: je lis un autre livre en parallèle. Il s'agit du Club des punks contre l'apocalypse zombies de Karim Berrouka, un livre truculent qui, au-delà de quelques trouvailles scénaristiques hilarantes, discute de l'anarchisme. Un vrai vent d'air frais entre les sections de Vélum, qui permet également de donner un nouvel éclairage au bouquin de Duncan, puisqu'il traite lui aussi de l'anarchisme.

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Je regrette cependant que Duncan ne cherche pas davantage d'épure. Il y a certaines sections qui auraient gagné en intensité en choisissant des chemins plus courts. Restent cependant - et c'est sans doute le plus important - des passages flamboyants, qui méritent à eux seuls qu'on s'attarde sur ce pavé.

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