J'ai commencé cette semaine Dans la maison rêvée de Machado. Autant j'avais été quelque peu sceptique devant son recueil (qui comporte de belles nouvelles, mais qui aussi offre quelques histoires un peu "gadget" à mon goût), autant celui-ci, je le trouve admirable. Les exercices de style s'insèrent de manière harmonieuse dans l'histoire et il y a ce regard un peu de côté (oblique je voulais dire, mais bon, je suis trop influencé je crois) qui rend le récit universel. Top !

Dune, ce petit livre qui monte malgré le silence des médias

A la moitié de Melmoth Furieux, qui devient (sans surprise) un . C'est étrange comme cette prose, cet univers étrange, cette vision oblique me sont réconfortants.

J'ai commencé hier Melmoth furieux. Superbes premières pages, poisseuses, drolatiques. Il a été annoncé que c'était un livre qui était en rupture avec les romans précédents : pour l'intrigue, je ne sais pas, mais pour le style, je ne peux que confirmer. Hâte de lire la suite !

Vous donnez bien envie avec les Intergalactiques ! Je me tâte à y aller.

Est-ce qu'il y en a parmi vous qui vont aux Utopiales ?

En vacances, et toujours dans Middlesex d'Eugenides. J'avance plus rapidement, c'est à ça que servent les vacances ! Et j'aime toujours autant, le style est toujours flamboyant. A ceci se rajoutent un humour proche de l'absurde, quelques piques adressées à l'American Way of Life, et de la tragédie grecque. A lire donc !

Middlesex de Jeffrey Eugenides. Je me remets à la lecture avec cette épopée, mais quelle langue ! Quelle histoire ! J'ai encore lu trop peu de pages pour élaborer un avis, mais pour le moment j'adore. A voir si cette vivacité tient le long des 700 pages.

Se replonger dans sa thèse 4 ans plus tard, et retomber sur les citations en préambule... Ca fait tout drôle !

En plein dans Le livre écorné de ma vie de Lucius Shepard. Une novella au titre programmatique, à l'ambiance poisseuse. Au fil des pages, on sent un soleil de plomb nous irradier. C'est la deuxième fois que je lis Shepard - j'avais lu le Dragon Griaule -, et je ne peux que plussoyer les multiples éloges qui lui sont adressées sur internet. L'écriture est dense, les personnages intenses, c'est Apocalypse Now avec des gros morceaux de fantastique qui tâche. Très recommandable !

Je viens de voir cette couverture sur le site de la Volte. J'ai hâte !

J'ai commencé hier Mécaniques Sauvages de Daylon. Je ne peux le recommander (), non seulement pour l'univers, fascinant, presque fascisant (par la lorgnette du libéralisme), mais aussi pour ce style en pointillés, qui me rappelle parfois Point du jour de @Leo_Henry. En plus, c'est validé par la street charybde2.wordpress.com/2021/0, donc pourquoi se priver ?

Swarx boosted

travail précaire, opacité des rapports employé.e.s / patrons, harcèlement, harcèlement sexuel, menaces & boy's club : bienvenue dans l'édition française

actualitte.com/article/100126/

Le bouquin se conclue sur une analyse de l'oeuvre d'Ito via le prisme de la critique du capitalisme. Ceci peut paraître tiré par les cheveux, mais cette lecture me semble pour autant pertinente : la Spirale, en quelque sorte, attire puis punit ceux qui se laissent envoûter par ses traits. Je serais curieux également de voir davantage de liens avec Lovecraft, que je connais assez peu, mais il me semble que la cosmogonie d'Ito est liée à celle du maître de Providence. Bref, c'est excellent !

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En plein dans Spirale de Junji Ito. C'est ma première excursion sur les territoires de l'horreur japonaise, et je ne suis pas déçu. Au-delà du dessin, impeccable de terreur, ce qui me fascine, c'est la structure narrative, basée sur un empilement d'histoires, de nouvelles, liées par une poignée de protagonistes et, bien sûr, la Spirale du titre. Depuis Yirminadingrad, c'est une structure que j'adore, car elle permet d'aborder énormément de thèmes et de tons sans jamais perdre en cohérence.

Toujours dans Misery. C'est un bouquin formidable. Bien sûr, il y a les personnages, qui parviennent à vivre par-delà le papier. Rien d'étonnant compte tenu de l'auteur. Non, ce qui me paraît impressionnant, c'est l'intrigue, qui s'appuie sur quelques éléments seulement. Le moindre objet, souvenir est utilisé pour nourrir une histoire qui s'avère de plus en plus riche. Et ceci est soutenu par un style qui n'hésite pas à explorer différents niveaux de langage. Chédeuvre.

En revanche, j'ai commencé Misery de Stephen King. J'ai toujours trouvé les traductions de King un peu cheloues (quelques livres mis à part), et ce livre ne manque pas de souffrir de quelques passages maladroits, qui ne doivent pas être présents dans la VO - je n'ai pas vérifié. Cela dit, le souffle Kingien est bel et bien là. J'aime sa construction de personnages, ses intrigues "simples" mais pas simplistes, ses digressions délicieuses. C'est toujours un plaisir de le lire en somme !

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